La psychologie de A à B
Définitions et explications
Découvrez les principales notions de psychologie commençant par les lettres A et B : abandon (peur de l'), addiction, agressivité, anorexie mentale, anxiété, angoisse, attachement, assertivité, autisme, bénéfices secondaires, blessure narcissique, bipolarité, bouffée délirante, boulimie et burn-out. Chaque définition présente les caractéristiques, les origines et les facteurs pouvant favoriser ces difficultés.

Si certaines de ces difficultés font écho à ce que vous vivez actuellement, un accompagnement psychologique peut permettre de mieux comprendre votre fonctionnement et d'identifier des pistes adaptées à votre situation.
A comme Abandon (peur de l'), Addiction, Agressivité, Anorexie mentale, Anxiété, Angoisse, Attachement, Assertivité, Autisme (TSA)
- ABANDON (PEUR DE L')
La peur de l’abandon correspond à une crainte intense d’être rejeté, quitté ou privé d’une relation affective importante. Elle peut se manifester par une forte insécurité relationnelle, un besoin important de réassurance, une sensibilité accrue aux signes de distance ou de rejet, ou encore par des comportements visant à préserver le lien. Cette difficulté peut avoir un impact significatif sur les relations personnelles, affectives et sociales.
Origine et facteurs favorisants la peur de l'abandon
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la peur de l’abandon peut être liée à des expériences précoces d’insécurité affective, comme des séparations, des pertes, un manque de disponibilité émotionnelle des figures d’attachement, des relations instables ou des expériences de rejet.
Des événements douloureux vécus au cours de la vie, tels qu’une rupture, un deuil, une trahison ou un traumatisme relationnel, peuvent également renforcer cette crainte. Certains schémas de pensée, comme la peur de ne pas être suffisamment aimé, la difficulté à faire confiance ou l’anticipation du rejet, peuvent contribuer au maintien de cette insécurité.
Les approches issues de la psychologie de l’attachement soulignent ainsi l’importance de prendre en compte l’histoire relationnelle de la personne, ses expériences affectives et la manière dont celles-ci influencent son rapport à elle-même et aux autres.
- ADDICTION
L’addiction correspond à un trouble caractérisé par une perte de contrôle progressive face à une substance ou à un comportement, malgré les conséquences négatives sur la santé, la vie personnelle, professionnelle ou relationnelle. Selon le DSM-5-TR, les troubles liés à l’usage de substances se définissent notamment par un usage problématique entraînant une souffrance significative ou une altération du fonctionnement quotidien.
Origine et facteurs favorisants l'addiction
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, l’addiction résulte de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Elle peut être favorisée par une vulnérabilité génétique, des particularités du fonctionnement cérébral, une recherche de sensations, une impulsivité accrue ou une difficulté à réguler certaines émotions.
Les expériences de vie difficiles, les traumatismes, le stress chronique, l’isolement, les difficultés relationnelles ou un sentiment de mal-être peuvent également contribuer au développement d’un comportement addictif. La substance ou le comportement peut alors devenir une stratégie d’adaptation permettant de diminuer une souffrance, de fuir certaines émotions ou de retrouver un apaisement temporaire.
Le DSM-5-TR souligne ainsi l’importance d’un suivi psychologique prenant en compte l’histoire de la personne, son environnement, les mécanismes qui entretiennent l’addiction et son impact sur les différents domaines de vie.
- AGRESSIVITÉ
L’agressivité désigne une manifestation émotionnelle ou comportementale pouvant se traduire par une attitude hostile, une opposition, des paroles blessantes ou des comportements dirigés vers soi-même ou vers les autres. Elle constitue une réaction humaine fréquente face à une frustration, une menace, un sentiment d’injustice ou une difficulté à exprimer autrement ce qui est ressenti. Lorsqu’elle devient excessive, répétée ou difficile à contrôler, elle peut entraîner des difficultés dans les relations personnelles, familiales ou professionnelles.
Origine et facteurs favorisants de l'agressivité
Selon les connaissances actuelles en psychologie, l’agressivité résulte de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, émotionnels, psychologiques et environnementaux. Elle peut être favorisée par une difficulté à réguler les émotions, une accumulation de stress, un sentiment d’impuissance, une frustration importante ou une perception de menace.
Certaines expériences de vie, comme des violences subies, des traumatismes, des relations instables, un manque de sécurité affective ou des modèles relationnels marqués par l’agressivité, peuvent également influencer la manière dont une personne exprime sa colère ou répond aux conflits. Des facteurs individuels, comme l’impulsivité ou une faible tolérance à la frustration, peuvent contribuer au maintien de ces réactions.
Un accompagnement psychologique permet d’explorer ce qui se cache derrière l’agressivité, d’identifier les émotions et besoins sous-jacents, et de développer des stratégies permettant une expression plus adaptée des ressentis et des relations plus apaisées.
- ANOREXIE MENTALE
L’anorexie mentale est un trouble des conduites alimentaires caractérisé par une restriction volontaire des apports alimentaires, une peur intense de prendre du poids ou de grossir, ainsi qu’une perception altérée de son propre corps. Selon le DSM-5-TR, elle se définit notamment par une restriction alimentaire entraînant un poids significativement bas, une préoccupation importante autour du poids et de la silhouette, ainsi qu’une difficulté à reconnaître la gravité de la situation. Ce trouble peut avoir des conséquences importantes sur la santé physique, psychologique et sociale.
Origine et facteurs favorisants de l'anorexie mentale
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, l’anorexie mentale résulte de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Une vulnérabilité génétique, certains traits de personnalité comme le perfectionnisme, le besoin de contrôle ou une grande sensibilité émotionnelle peuvent favoriser son apparition.
Des difficultés liées à l’estime de soi, au rapport au corps, à l’identité ou à la gestion des émotions peuvent également contribuer au développement du trouble. Des facteurs environnementaux, tels que la pression sociale concernant l’apparence, des remarques sur le poids, des expériences de rejet, des événements stressants ou des périodes de changement peuvent agir comme éléments déclencheurs.
La restriction alimentaire peut progressivement devenir une stratégie procurant un sentiment de maîtrise ou d’apaisement face à des émotions difficiles, renforçant ainsi le maintien du trouble.
Un accompagnement psychologique permet d’explorer les mécanismes psychologiques sous-jacents, de travailler sur l’image corporelle, l’estime de soi et la régulation émotionnelle. Une prise en charge pluridisciplinaire, associant notamment un suivi médical et nutritionnel, est souvent nécessaire afin d’accompagner la personne dans son rétablissement.
- ANXIÉTÉ
L’anxiété correspond à une émotion caractérisée par une inquiétude excessive, une anticipation négative d’événements futurs et un sentiment de menace ou de danger, réel ou perçu. Selon le DSM-5-TR, les troubles anxieux regroupent des situations dans lesquelles cette anxiété devient persistante, difficile à contrôler et entraîne une souffrance importante ou un retentissement sur la vie quotidienne, les relations ou les activités.
Origine et facteurs favorisants de l'anxiété
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, l’anxiété résulte de l’interaction de plusieurs facteurs. Elle peut être favorisée par une vulnérabilité biologique et génétique, un tempérament plus sensible au stress, des expériences de vie difficiles, des événements traumatiques ou des périodes prolongées d’insécurité.
Certains apprentissages et modes de pensée peuvent également contribuer au développement ou au maintien de l’anxiété, notamment l’anticipation excessive du danger, la peur de l’incertitude, la tendance à la rumination ou l’évitement des situations anxiogènes.
Le DSM-5-TR souligne ainsi l’importance d’un suivi psychologique prenant en compte l’ensemble du fonctionnement de la personne, son histoire et le retentissement de ses symptômes dans la vie quotidienne.
- ANGOISSE
L’angoisse correspond à un état émotionnel intense caractérisé par un sentiment de menace, de peur ou de danger imminent, parfois sans cause clairement identifiable. Elle peut s’accompagner de manifestations physiques importantes telles qu’une oppression, des palpitations, une sensation d’étouffement, des tremblements ou une impression de perte de contrôle. Lorsqu’elle devient fréquente, envahissante ou difficile à gérer, elle peut avoir un impact sur la vie quotidienne et le fonctionnement de la personne.
Origine et facteurs favorisants de l'angoisse
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, l’angoisse résulte de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Elle peut être favorisée par une vulnérabilité individuelle, une sensibilité accrue au stress, des expériences de vie difficiles, des périodes d’insécurité ou des événements traumatiques.
Certains mécanismes psychologiques peuvent également contribuer à son apparition ou à son maintien, notamment une difficulté à tolérer l’incertitude, une tendance à anticiper le danger, des conflits internes, des émotions longtemps contenues ou des stratégies d’évitement qui renforcent progressivement la peur.
Une approche thérapeutique prenant en compte l’histoire de la personne, son fonctionnement émotionnel et les facteurs qui entretiennent l’angoisse permet de mieux comprendre son origine et d’accompagner son apaisement.
- ATTACHEMENT
L’attachement désigne le lien affectif qui se construit entre une personne et ses figures importantes, notamment durant l’enfance. Selon les théories de l’attachement, développées notamment par John Bowlby, la qualité de ces premiers liens influence la manière dont chacun construit ses relations, régule ses émotions et recherche la sécurité affective tout au long de sa vie. Un attachement sécure favorise la confiance, l’autonomie et des relations équilibrées, tandis que certaines expériences peuvent conduire à des modes d’attachement plus insécures.
Origine et facteurs favorisants de l'attachement insécure
Selon les connaissances actuelles en psychologie, les difficultés liées à l’attachement peuvent être influencées par la qualité des premières relations avec les figures parentales ou les personnes qui prennent soin de l’enfant. Une disponibilité émotionnelle insuffisante, des réponses imprévisibles aux besoins de l’enfant, des séparations répétées, des pertes, de la négligence ou des expériences traumatiques peuvent fragiliser le sentiment de sécurité intérieure.
À l’âge adulte, certaines expériences relationnelles douloureuses, comme des ruptures, des abandons, des relations instables ou des blessures affectives, peuvent réactiver ces fragilités et influencer la manière d’entrer en relation avec les autres.
Un accompagnement psychologique permet d’explorer l’histoire relationnelle de la personne, de comprendre les schémas affectifs construits au fil du temps et de développer des relations plus sécurisantes avec soi-même et avec les autres.
- ASSERTIVITÉ
L’assertivité désigne la capacité à exprimer ses besoins, ses opinions, ses émotions et ses limites de manière claire et respectueuse, tout en tenant compte des besoins des autres. Elle correspond à un équilibre entre l’affirmation de soi et le respect de la relation. Une personne assertive peut dire ce qu’elle pense, demander ce dont elle a besoin ou refuser une situation qui ne lui convient pas, sans agressivité ni effacement.
Origine et facteurs favorisants des difficultés d'assertivité
Selon les connaissances actuelles en psychologie, les difficultés à s’affirmer peuvent être liées à plusieurs facteurs personnels, relationnels et environnementaux. Elles peuvent se développer dans un contexte où l’expression des émotions, des besoins ou des désaccords a été peu encouragée, voire sanctionnée.
Des expériences répétées de critique, de dévalorisation, de rejet, de contrôle ou de conflits peuvent fragiliser la confiance en soi et renforcer la peur du jugement, du conflit ou de l’abandon. Certaines croyances, comme l’idée qu’il faut toujours satisfaire les autres, éviter de déranger ou ne pas décevoir, peuvent également contribuer au maintien de ces difficultés.
Un accompagnement psychologique peut aider à mieux comprendre les mécanismes qui limitent l’affirmation de soi, à renforcer l’estime personnelle et à développer une communication plus adaptée dans les relations personnelles et professionnelles.
- AUTISME (TSA)
L’autisme, ou Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA), est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des particularités dans la communication sociale, les interactions avec les autres, les centres d’intérêt et le traitement des informations sensorielles. Selon le DSM-5-TR, le TSA se définit notamment par des difficultés persistantes dans la communication et les interactions sociales, ainsi que par des comportements, intérêts ou activités présentant un caractère restreint ou répétitif. Les manifestations de l’autisme sont variables d’une personne à l’autre et peuvent s’exprimer de manière différente selon l’âge, l’environnement et les ressources individuelles.
Origine de l'autisme (TSA)
Selon les connaissances scientifiques actuelles, l’autisme résulte principalement d’une interaction complexe entre des facteurs génétiques et neurodéveloppementaux. De nombreux gènes peuvent être impliqués dans le développement du cerveau et contribuer aux particularités du fonctionnement autistique.
Certains facteurs biologiques intervenant pendant la période prénatale ou autour de la naissance peuvent également être associés à une probabilité plus élevée de développer un TSA. En revanche, les recherches scientifiques ne montrent aucun lien entre l’autisme et l’éducation reçue, le style parental ou un manque d’affection.
Un accompagnement psychologique adapté permet de mieux comprendre le fonctionnement singulier de chaque personne, de prendre en compte ses besoins spécifiques et de valoriser ses compétences, ses ressources et ses particularités.
B comme Bénéfices secondaires, Blessure narcissique, Bipolarité, Bouffée délirante, Boulimie, Burn-out
- BÉNÉFICES SECONDAIRES
En psychologie, les bénéfices secondaires désignent les avantages indirects, souvent inconscients, qu’une personne peut retirer d’un comportement, d’un symptôme ou d’une situation qui lui cause pourtant une souffrance. Ils ne signifient pas que la personne choisit volontairement de maintenir sa difficulté. Un symptôme peut, par exemple, permettre d’éviter une situation vécue comme menaçante, d’obtenir davantage d’attention ou de soutien, de préserver un équilibre relationnel ou de se protéger d’une émotion difficile.
Origine et facteurs favorisants des bénéfices secondaires
Les bénéfices secondaires peuvent apparaître lorsque certains comportements ou symptômes remplissent progressivement une fonction de protection ou d’adaptation. Ils peuvent être liés à des expériences passées, à des besoins affectifs non satisfaits, à des peurs, à des conflits internes ou à des difficultés à faire face à certaines situations.
Ils peuvent également être renforcés lorsque l’environnement apporte, involontairement, une forme de soulagement ou de sécurité en réponse au symptôme. Par exemple, l’évitement d’une situation anxiogène peut diminuer temporairement l’angoisse, ce qui renforce la tendance à éviter cette situation à l’avenir.
Un accompagnement psychologique permet d’identifier la fonction du symptôme, de comprendre ce qu’il apporte à la personne malgré la souffrance qu’il génère et de rechercher progressivement des moyens plus adaptés de répondre aux besoins sous-jacents.
- BLESSURE NARCISSIQUE
La blessure narcissique désigne une atteinte profonde du sentiment de valeur personnelle, de confiance en soi ou de l’image que l’on a de soi-même. Elle peut être ressentie lorsqu’une personne se trouve confrontée au rejet, à l’échec, à l’humiliation, à la critique, à l’indifférence ou à une situation qui remet en question l’image qu’elle a d’elle-même. Elle peut provoquer de la honte, de la colère, de la tristesse, un sentiment d’injustice ou un besoin important de reconnaissance.
Origine et facteurs favorisants de la blessure narcissique
La blessure narcissique peut être influencée par l’histoire affective et relationnelle de la personne, notamment lorsque celle-ci a vécu de manière répétée des critiques, des dévalorisations, du rejet, des comparaisons ou un manque de reconnaissance. Des expériences d’humiliation, d’échec ou de rupture peuvent également fragiliser l’estime de soi et réactiver des blessures antérieures.
Certaines attentes élevées envers soi-même, un besoin important de reconnaissance, le perfectionnisme ou une estime de soi fragile peuvent accentuer la sensibilité aux critiques et aux situations vécues comme des atteintes à sa valeur personnelle. Une expérience actuelle peut ainsi réveiller des sentiments plus anciens et entraîner une réaction émotionnelle particulièrement intense.
Un accompagnement psychologique permet d’explorer l’histoire de ces fragilités, de mieux comprendre les situations qui les réactivent et de construire une perception de soi plus stable, moins dépendante du regard ou de la reconnaissance des autres.
- BIPOLARITÉ
Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur caractérisé par l’alternance d’épisodes dépressifs et d’épisodes d’élévation de l’humeur, pouvant prendre la forme d’un épisode maniaque ou hypomaniaque. Selon le DSM-5-TR, ces épisodes s’accompagnent de modifications importantes de l’humeur, de l’énergie, de l’activité et du comportement, avec un retentissement variable sur la vie personnelle, sociale ou professionnelle. Le trouble bipolaire existe sous différentes formes, notamment les troubles bipolaires de type I et de type II.
Origine et facteurs favorisants de la bipolarité
Selon les connaissances scientifiques actuelles, le trouble bipolaire présente une origine multifactorielle, associant principalement des facteurs génétiques, neurobiologiques et environnementaux. La présence d’antécédents familiaux constitue un facteur de vulnérabilité important, sans pour autant déterminer à elle seule l’apparition du trouble.
Des facteurs environnementaux peuvent également contribuer à son déclenchement ou à sa déstabilisation, notamment certaines périodes de stress intense, des traumatismes, des perturbations importantes du sommeil ou des changements majeurs dans les rythmes de vie. La consommation de certaines substances peut également favoriser l’apparition ou l’aggravation des épisodes chez une personne vulnérable.
Un accompagnement psychologique adapté permet de mieux comprendre le fonctionnement du trouble, d’identifier les facteurs susceptibles de favoriser les épisodes et de soutenir la régulation émotionnelle et les habitudes de vie. Le suivi médical et psychiatrique reste essentiel dans la prise en charge du trouble bipolaire.
- BOUFFÉE DÉLIRANTE
La bouffée délirante aiguë correspond à l’apparition brutale d’idées délirantes, c’est-à-dire de convictions ou interprétations profondément erronées de la réalité, pouvant s’accompagner d’hallucinations, d’une désorganisation de la pensée ou d’un comportement inhabituel. Le terme est principalement utilisé dans la psychopathologie francophone. Dans le DSM-5-TR, ces manifestations peuvent relever de différents troubles psychotiques selon leur durée, leurs caractéristiques et leur évolution. Une évaluation psychiatrique rapide est nécessaire afin d’en rechercher la cause et d’adapter la prise en charge.
Origine et facteurs favorisants de la bouffée délirante
Selon les connaissances actuelles, l’apparition d’un épisode délirant aigu peut résulter de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Une vulnérabilité individuelle ou familiale aux troubles psychotiques peut notamment favoriser leur apparition.
Un stress intense, un événement traumatique, une période de privation de sommeil ou certaines consommations de substances psychoactives peuvent également contribuer au déclenchement ou à l’aggravation d’un épisode chez une personne vulnérable. Certaines causes médicales ou neurologiques doivent également être recherchées.
Un accompagnement thérapeutique peut contribuer au soutien de la personne et à la compréhension de son vécu, mais une évaluation et une prise en charge psychiatriques sont indispensables lors de manifestations délirantes aiguës, notamment afin d’écarter une cause médicale ou liée à une substance.
- BOULIMIE
La boulimie, ou trouble de la boulimie, se caractérise par la survenue répétée de crises au cours desquelles une personne consomme, dans un temps limité, une quantité de nourriture nettement supérieure à ce que la plupart des personnes consommeraient dans des circonstances similaires, avec un sentiment de perte de contrôle. Selon le DSM-5-TR, ces épisodes s’accompagnent généralement d’une souffrance importante et peuvent être associés à une alimentation rapide, à une sensation de trop-plein, à des émotions négatives ou à des sentiments de honte et de culpabilité. Dans la boulimie, ces crises sont suivies de comportements compensatoires ; dans l’hyperphagie boulimique, elles ne le sont pas de manière régulière.
Origine et facteurs favorisants de la boulimie
Selon les connaissances actuelles, la boulimie résulte de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Une vulnérabilité individuelle ou familiale, une image corporelle négative, une faible estime de soi, le perfectionnisme ou une difficulté à réguler certaines émotions peuvent favoriser son apparition.
Les régimes restrictifs, la pression sociale autour du poids et de l’apparence, les expériences de critique ou de stigmatisation corporelle ainsi que certains événements stressants ou traumatiques peuvent également contribuer au développement ou au maintien des crises. Celles-ci peuvent alors devenir un moyen temporaire de soulager une tension émotionnelle, avant de laisser place à de la culpabilité ou de la honte.
Un accompagnement psychologique permet d’explorer les mécanismes qui entretiennent les crises, de travailler sur le rapport à l’alimentation, au corps et aux émotions, et de développer des stratégies plus adaptées de régulation émotionnelle. Une prise en charge pluridisciplinaire peut être indiquée selon la situation.
- BURN-OUT
Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, désigne un état d’épuisement physique, émotionnel et mental lié à une exposition prolongée à des situations de stress intense dans le cadre du travail. Il se manifeste notamment par une fatigue profonde, un sentiment de perte d’efficacité, une diminution de l’investissement professionnel, une distanciation émotionnelle vis-à-vis du travail et des difficultés à récupérer malgré le repos. Le burn-out n’est pas considéré comme un trouble mental dans le DSM-5-TR, mais il correspond à un phénomène reconnu en lien avec des conditions professionnelles favorisant un épuisement important.
Origine et facteurs favorisants du burn-out
Selon les connaissances actuelles en psychologie du travail, le burn-out résulte de l’interaction entre des facteurs liés à l’environnement professionnel et des facteurs individuels. Il peut être favorisé par une surcharge de travail, un manque de reconnaissance, une faible autonomie, des objectifs irréalistes, des conflits relationnels, une perte de sens ou un déséquilibre durable entre les exigences professionnelles et les ressources disponibles.
Certains facteurs personnels peuvent également augmenter la vulnérabilité, comme un fort investissement professionnel, le perfectionnisme, une difficulté à poser ses limites, une tendance à vouloir répondre aux attentes des autres ou une exigence importante envers soi-même.
Lorsque les périodes de stress deviennent chroniques sans possibilité de récupération suffisante, l’organisme s’épuise progressivement et les stratégies habituelles d’adaptation peuvent devenir inefficaces.
Un accompagnement psychologique permet d’identifier les mécanismes ayant conduit à l’épuisement, de restaurer un équilibre entre les besoins personnels et les contraintes professionnelles, de travailler sur les limites, les ressources internes et la prévention des rechutes.