La psychologie
de C à D
Définitions et explications
Découvrez les principales notions de psychologie commençant par les lettres C et D : cannabisme, capital psychologique, carence affective, charge mentale, colère, comorbidité, complexe d'Œdipe, compulsion, confiance en soi, conflit interne, coping, crise d'angoisse, culpabilité, cyclothymie, décompensation, délire, déni, dépendance affective, dépersonnalisation, dépression, déréalisation, deuil, déviance, dissociation, dysmorphophobie, dysrégulation émotionnelle.
Chaque définition présente les caractéristiques, les origines et les facteurs pouvant favoriser ces difficultés.

Si certaines de ces difficultés font écho à ce que vous vivez actuellement, un accompagnement psychologique peut permettre de mieux comprendre votre fonctionnement et d'identifier des pistes adaptées à votre situation.
C comme Cannabisme, Capital psychologique, Carence affective, Charge mentale, Colère, Comorbidité, Complexe d'Œdipe, Compulsion, Confiance en soi, Conflit interne, Coping, Crise d'angoisse, Culpabilité, Cyclothymie
- CANNABISME
Le cannabisme correspond à une consommation répétée de cannabis pouvant progressivement devenir problématique et prendre une place importante dans la vie de la personne. La consommation peut initialement être recherchée pour ses effets de détente, de plaisir ou d’apaisement, puis devenir plus difficile à contrôler. Lorsqu’elle devient régulière ou compulsive, elle peut entraîner des difficultés dans la vie personnelle, familiale, sociale, scolaire ou professionnelle, ainsi qu’une dépendance.
Origine et facteurs favorisants du cannabisme
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, le cannabisme résulte de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques, sociaux et environnementaux. Une vulnérabilité individuelle, une consommation précoce, certaines habitudes de l’entourage ou un environnement dans lequel le cannabis est facilement accessible peuvent favoriser son installation.
La consommation peut également constituer une tentative de régulation émotionnelle. Certaines personnes utilisent le cannabis pour diminuer l’anxiété, apaiser une souffrance psychique, favoriser le sommeil, atténuer des émotions difficiles ou prendre de la distance avec certaines préoccupations. À court terme, cette stratégie peut procurer un soulagement, mais elle peut progressivement renforcer le recours au produit dès qu’une émotion désagréable apparaît.
Certains mécanismes peuvent ainsi contribuer au maintien de la consommation, notamment l’évitement des émotions, la recherche d’un soulagement immédiat, les habitudes de consommation ou les difficultés à trouver d’autres moyens de faire face au stress et aux situations difficiles. Une approche thérapeutique prenant en compte l’histoire de la personne, ses besoins émotionnels et les fonctions que remplit la consommation permet de mieux comprendre le comportement et d’accompagner progressivement un changement.
- CAPITAL PSYCHOLOGIQUE
Le capital psychologique désigne l’ensemble des ressources psychologiques positives dont une personne dispose pour faire face aux difficultés, s’adapter aux situations nouvelles et mobiliser ses capacités dans les différentes sphères de sa vie. Il comprend notamment le sentiment d’efficacité personnelle, l’espoir, l’optimisme et la capacité à rebondir face aux épreuves. Ces ressources ne sont pas figées et peuvent évoluer au cours de la vie en fonction des expériences, de l’environnement et du fonctionnement psychologique de la personne.
Origine et facteurs favorisants du capital psychologique
Le capital psychologique se construit progressivement à travers les expériences personnelles, relationnelles et sociales. Il peut être favorisé par un environnement sécurisant, des relations de confiance, des expériences de réussite, la reconnaissance des compétences et la possibilité de développer un sentiment de contrôle sur sa vie.
À l’inverse, des expériences répétées d’échec, de dévalorisation, d’insécurité ou de rejet peuvent fragiliser certaines de ces ressources et entraîner une diminution de la confiance en soi ou du sentiment d’efficacité personnelle.
Le développement du capital psychologique repose notamment sur la capacité à identifier ses ressources, reconnaître ses réussites, développer une perception plus équilibrée de ses capacités et mobiliser des stratégies adaptées face aux difficultés. Un accompagnement psychologique peut permettre de mieux comprendre les facteurs qui fragilisent ces ressources et de favoriser progressivement leur développement.
- CARENCE AFFECTIVE
La carence affective désigne une situation dans laquelle les besoins affectifs et relationnels fondamentaux d’une personne n’ont pas été suffisamment satisfaits, notamment les besoins de sécurité, d’attention, d’affection, de reconnaissance et de disponibilité émotionnelle. Elle peut être particulièrement importante durant l’enfance, période au cours de laquelle les relations avec les figures d’attachement jouent un rôle essentiel dans la construction du sentiment de sécurité et du fonctionnement relationnel.
Origine et facteurs favorisants de la carence affective
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, une carence affective peut être liée à différents facteurs, notamment une absence ou une indisponibilité émotionnelle des figures parentales, des séparations répétées, des relations instables, des négligences affectives ou un environnement marqué par des difficultés importantes. Elle ne signifie pas nécessairement une absence d’amour : un parent peut être présent et aimer son enfant tout en étant momentanément ou durablement peu disponible sur le plan émotionnel.
Les expériences relationnelles précoces peuvent influencer la manière dont une personne perçoit ses besoins affectifs, sa valeur personnelle et la disponibilité des autres. Une carence affective peut ainsi favoriser une peur de l’abandon, une forte recherche de réassurance, une difficulté à faire confiance, une dépendance affective ou, au contraire, une tendance à se protéger de la proximité émotionnelle.
Une approche psychologique prenant en compte l’histoire relationnelle de la personne, ses expériences d’attachement et ses modes de fonctionnement permet de mieux comprendre les conséquences de ces expériences et de favoriser progressivement des relations plus sécurisantes.
- CHARGE MENTALE
La charge mentale correspond à l’ensemble des sollicitations cognitives et émotionnelles liées au fait de devoir penser, anticiper, organiser et gérer simultanément de nombreuses tâches, responsabilités ou préoccupations. Elle peut concerner aussi bien la vie professionnelle que familiale, sociale ou personnelle. Lorsqu’elle devient trop importante ou se prolonge dans le temps, elle peut entraîner une sensation de débordement, de fatigue persistante et de difficulté à prendre du recul.
Origine et facteurs favorisants la charge mentale
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la charge mentale résulte de l’interaction de plusieurs facteurs liés aux exigences de l’environnement et aux ressources dont dispose la personne pour y faire face. Une accumulation de responsabilités, des contraintes professionnelles ou familiales, un manque de temps, des sollicitations constantes ou une difficulté à déléguer peuvent contribuer à son augmentation.
Certains mécanismes psychologiques peuvent également participer à son maintien, notamment le besoin de tout anticiper, la difficulté à lâcher prise, le perfectionnisme, la peur d’oublier quelque chose ou le sentiment de devoir constamment rester disponible. La multiplication des tâches inachevées et des préoccupations peut alors maintenir le cerveau dans un état de vigilance et rendre les périodes de repos moins récupératrices.
Une approche psychologique prenant en compte les sources de surcharge, les habitudes d’organisation et le fonctionnement de la personne permet de mieux comprendre les mécanismes qui entretiennent la charge mentale et de développer progressivement des stratégies plus adaptées pour retrouver un meilleur équilibre.
- COLÈRE
La colère est une émotion naturelle qui apparaît lorsqu’une personne perçoit une situation comme injuste, frustrante, menaçante ou contraire à ses besoins ou à ses valeurs. Elle peut se manifester par une activation physique importante, une tension corporelle, une irritabilité, une augmentation du ton de voix ou une envie d’agir. La colère n’est pas en elle-même problématique : c’est la manière dont elle est exprimée et régulée qui peut devenir source de difficultés lorsqu’elle est excessive, répétée ou dirigée de manière inadaptée.
Origine et facteurs favorisants de la colère
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la colère résulte de l’interaction de facteurs émotionnels, cognitifs, biologiques et environnementaux. Elle peut être favorisée par des situations vécues comme injustes, des frustrations répétées, un sentiment d’impuissance, des conflits relationnels, de la fatigue ou une accumulation de stress.
Certains mécanismes psychologiques peuvent également contribuer à son apparition ou à son maintien, notamment une tendance à interpréter certaines situations comme des attaques ou des injustices, des difficultés à identifier et exprimer ses besoins, une faible tolérance à la frustration ou des émotions longtemps contenues. Chez certaines personnes, la colère peut également masquer d’autres émotions plus vulnérables, comme la peur, la tristesse, la honte ou le sentiment de rejet.
Une approche thérapeutique prenant en compte les situations déclenchantes, les pensées associées et les réactions émotionnelles et comportementales permet de mieux comprendre la fonction de la colère et de développer progressivement des moyens plus adaptés pour l’exprimer et la réguler.
- COMORBIDITÉ
La comorbidité désigne la présence simultanée de plusieurs troubles, difficultés psychologiques ou problèmes de santé chez une même personne.
En psychologie et en psychiatrie, elle permet de prendre en compte le fait que différentes problématiques peuvent coexister et parfois s’influencer mutuellement. Par exemple, un trouble anxieux peut être associé à un épisode dépressif, à une addiction ou à des difficultés liées au sommeil.
- COMPLEXE D'OEDIPE
Le complexe d’Œdipe est un concept issu de la théorie psychanalytique de Sigmund Freud. Il désigne, dans cette perspective, une étape du développement psychosexuel de l’enfant au cours de laquelle celui-ci peut ressentir un attachement affectif privilégié envers le parent du sexe opposé et une forme de rivalité envers l’autre parent. Selon Freud, ces mouvements affectifs participent à la construction de l’identité, de la vie psychique et des relations avec les figures parentales.
Dans la théorie freudienne, le complexe d’Œdipe apparaît au cours de la période dite « phallique », généralement située entre 3 et 6 ans. Il s’inscrit dans le processus de développement de l’enfant et dans la découverte progressive des relations entre les membres de la famille, des différences entre les sexes et des règles qui organisent les relations.
Selon cette conception, l’enfant doit progressivement renoncer à une relation exclusive avec le parent investi affectivement et intégrer les interdits, les règles et les différences de génération. Cette évolution participerait à la construction de son identité et à l’intériorisation des normes sociales et familiales.
Le concept de complexe d’Œdipe appartient principalement à la théorie psychanalytique et ne constitue pas un diagnostic du DSM-5-TR. Les conceptions contemporaines du développement de l’enfant accordent également une place importante à l’attachement, aux interactions familiales, au développement cognitif et émotionnel ainsi qu’à l’environnement dans lequel l’enfant évolue.
- COMPULSION
La compulsion désigne un comportement ou un acte mental répétitif qu’une personne se sent poussée à réaliser, souvent pour diminuer une anxiété, une tension ou un malaise intérieur. Elle peut être réalisée de manière volontaire mais difficilement contrôlable, avec le sentiment de devoir accomplir l’action pour éviter une conséquence redoutée ou retrouver un sentiment de sécurité. Les compulsions sont notamment observées dans le trouble obsessionnel-compulsif (TOC), mais peuvent également apparaître dans d’autres problématiques psychologiques.
Origine et facteurs favorisants de la compulsion
Selon les connaissances actuelles en psychologie, les compulsions peuvent être liées à différents facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Elles peuvent notamment apparaître lorsqu’une personne développe une forte anxiété face à certaines pensées, situations ou incertitudes et cherche à retrouver rapidement un sentiment de contrôle ou d’apaisement.
Certains mécanismes psychologiques peuvent contribuer à leur maintien, notamment la peur de perdre le contrôle, la difficulté à tolérer l’incertitude, le besoin de vérifier ou de se rassurer, ainsi que la tendance à attribuer une importance excessive à certaines pensées. Le soulagement obtenu après la réalisation de la compulsion peut renforcer progressivement le comportement et rendre celui-ci plus difficile à interrompre.
Un accompagnement psychologique prenant en compte les pensées, les émotions et les comportements associés permet de mieux comprendre la fonction de la compulsion et les mécanismes qui l’entretiennent. Elle peut notamment aider la personne à développer progressivement d’autres stratégies pour faire face à l’anxiété et diminuer le recours aux comportements compulsifs.
- CONFIANCE EN SOI
La confiance en soi correspond au sentiment qu’une personne peut avoir de ses capacités à agir, à faire face aux situations et à surmonter les difficultés qu’elle rencontre. Elle repose notamment sur la perception de ses compétences, de ses ressources et de sa capacité à prendre des décisions ou à faire face à l’incertitude. Elle n’est pas constante et peut varier selon les expériences, les domaines de vie et les périodes traversées.
Origine et facteurs favorisants de la confiance en soi
La confiance en soi se construit progressivement à travers les expériences personnelles, familiales, scolaires, professionnelles et relationnelles. Elle peut être favorisée par des expériences de réussite, la reconnaissance des efforts et des compétences, un environnement sécurisant ainsi que la possibilité de développer progressivement son autonomie.
À l’inverse, les expériences répétées d’échec, de critique, de comparaison ou de dévalorisation peuvent fragiliser la confiance en soi. Certains mécanismes psychologiques peuvent également contribuer à son maintien, notamment la peur du jugement, le perfectionnisme, la tendance à se comparer aux autres, la difficulté à reconnaître ses réussites ou encore l’évitement des situations perçues comme difficiles.
Un accompagnement psychologique prenant en compte l’histoire de la personne, ses expériences et la perception qu’elle a de ses propres capacités permet de mieux comprendre les facteurs qui fragilisent la confiance en soi. Elle peut également favoriser progressivement une perception plus juste de ses ressources et encourager des expériences permettant de retrouver un sentiment de compétence et de sécurité.
- CONFLIT INTERNE
Le conflit interne désigne une situation psychologique dans laquelle une personne éprouve simultanément des pensées, des émotions, des besoins ou des valeurs qui semblent contradictoires. Elle peut, par exemple, avoir envie d’une chose tout en craignant ses conséquences, ou ressentir à la fois le désir de changer et la difficulté à renoncer à une situation connue. Ce conflit peut entraîner de l’hésitation, de la culpabilité, de l’anxiété ou le sentiment de ne pas parvenir à prendre une décision.
Origine et facteurs favorisants du conflit interne
Les conflits internes peuvent apparaître lorsque différents besoins ou aspirations entrent en opposition. Ils peuvent notamment être liés à des choix importants, à des difficultés relationnelles, à des changements de vie ou à des situations dans lesquelles les attentes personnelles entrent en contradiction avec celles de l’entourage.
Certains mécanismes psychologiques peuvent également favoriser leur apparition ou leur maintien, notamment la peur de décevoir, le besoin de répondre aux attentes des autres, la difficulté à identifier ses propres besoins ou encore des croyances et valeurs profondément ancrées. Des expériences passées peuvent également influencer la manière dont une personne perçoit ses choix et rendre certaines décisions particulièrement difficiles.
Un conflit interne peut devenir particulièrement éprouvant lorsqu’il reste longtemps non identifié ou lorsque la personne cherche à supprimer l’une des émotions ou des envies contradictoires. Un accompagnement psychologique prenant en compte les besoins, les valeurs, les émotions et les représentations de la personne permet de mieux comprendre ce qui se joue dans ce conflit et de favoriser progressivement une décision ou un positionnement davantage en accord avec soi-même.
- COPING - STRATÉGIE D'AJUSTEMENT
Le coping, ou stratégie d’ajustement, désigne l’ensemble des efforts cognitifs, émotionnels et comportementaux qu’une personne mobilise pour faire face à une situation perçue comme difficile, stressante ou menaçante. Ces stratégies peuvent viser à agir directement sur le problème, à réguler les émotions ressenties ou à s’adapter à une situation qui ne peut pas immédiatement être modifiée. Elles peuvent être conscientes ou s’appuyer sur des habitudes développées au fil des expériences.
Origine et facteurs favorisants des stratégies d'ajustement
Les stratégies de coping se construisent progressivement à partir des expériences personnelles, de l’environnement familial et social, des ressources disponibles et de la manière dont une personne a appris à faire face aux difficultés. Elles peuvent également être influencées par les expériences antérieures, le sentiment de sécurité, les croyances personnelles et les capacités de régulation émotionnelle.
Certaines stratégies peuvent être particulièrement adaptées à une situation donnée, tandis que d’autres peuvent apporter un soulagement à court terme tout en devenant moins efficaces lorsqu’elles sont utilisées de manière systématique. L’évitement, le retrait, la consommation de substances ou la recherche excessive de réassurance peuvent par exemple permettre de diminuer momentanément une émotion désagréable, mais contribuer à maintenir certaines difficultés lorsqu’ils deviennent les principaux moyens de faire face.
Un accompagnement psychologique prenant en compte les situations auxquelles la personne est confrontée, ses réactions habituelles et les ressources dont elle dispose permet d’identifier les stratégies d’ajustement utilisées et de favoriser progressivement des moyens de faire face plus adaptés à ses besoins et à son environnement.
- CRISE D'ANGOISSE
La crise d’angoisse correspond à un épisode au cours duquel l’anxiété augmente de manière importante, avec un sentiment de malaise, de tension ou de peur difficile à apaiser. Contrairement à l’attaque de panique, qui se caractérise par une montée très brutale et intense de symptômes anxieux, la crise d’angoisse peut s’installer plus progressivement et durer plus longtemps. Elle peut s’accompagner de manifestations physiques telles qu’une oppression, des tensions musculaires, des difficultés respiratoires, des palpitations, des nausées ou une sensation de boule dans la gorge.
Origine et facteurs favorisants de la crise d'angoisse
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la crise d’angoisse peut être favorisée par l’accumulation de stress, une période d’incertitude ou d’insécurité, des difficultés personnelles ou relationnelles, une fatigue importante ou encore des événements vécus comme menaçants ou déstabilisants.
Certains mécanismes psychologiques peuvent également contribuer à son apparition ou à son maintien, notamment l’anticipation excessive, la difficulté à tolérer l’incertitude, la tendance à vouloir contrôler les situations ou l’accumulation d’émotions qui n’ont pas trouvé de moyen d’expression. La personne peut progressivement se sentir dépassée par ses préoccupations, jusqu’à ressentir qu’elle ne parvient plus à faire face.
La peur de ressentir à nouveau cette anxiété peut également conduire à des comportements d’évitement ou à une recherche importante de réassurance, ce qui peut renforcer progressivement le sentiment d’insécurité.
Un accompagnement psychologique prenant en compte les situations déclenchantes, les pensées, les émotions et les réactions corporelles permet de mieux comprendre les mécanismes de la crise d’angoisse et de développer progressivement des stratégies permettant de retrouver un sentiment de sécurité et de maîtrise.
- CULPABILITÉ
La culpabilité correspond à une émotion qui apparaît lorsqu’une personne estime avoir commis une faute, avoir fait du mal à quelqu’un ou ne pas avoir respecté une règle, une valeur ou une attente qu’elle considère comme importante. Elle peut conduire à ressentir des remords, du regret ou le besoin de réparer ce qui a été fait. Lorsqu’elle est adaptée à la situation, la culpabilité peut contribuer à prendre conscience de ses actes et à ajuster son comportement. Lorsqu’elle devient excessive ou persistante, elle peut en revanche devenir source de souffrance psychologique.
Origine et facteurs favorisants de la culpabilité
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la culpabilité se construit notamment à travers les expériences familiales, éducatives et relationnelles. Elle peut être influencée par les valeurs transmises, les règles intériorisées, les expériences vécues et la manière dont une personne a appris à évaluer ses comportements.
Certains mécanismes psychologiques peuvent favoriser une culpabilité excessive, notamment une tendance au perfectionnisme, un besoin important de satisfaire les autres, une forte peur de décevoir ou une difficulté à distinguer ce qui relève réellement de sa responsabilité de ce qui ne dépend pas d’elle. Certaines personnes peuvent également se sentir responsables des émotions, du bien-être ou des difficultés des autres.
La culpabilité peut alors conduire à une remise en question excessive, à des comportements de réparation répétés ou à une difficulté à s’autoriser à prendre soin de soi. Un accompagnement psychologique prenant en compte les situations à l’origine de la culpabilité, les responsabilités réelles de la personne et les croyances qui l’entretiennent permet de mieux comprendre cette émotion et de retrouver progressivement une perception plus juste de sa responsabilité.
- CYCLOTHYMIE
La cyclothymie est un trouble de l’humeur caractérisé par une alternance durable de périodes présentant des symptômes hypomaniaques et des symptômes dépressifs, sans que ceux-ci atteignent l’intensité ou la durée nécessaires pour répondre aux critères d’un épisode maniaque, hypomaniaque ou dépressif majeur. Ces variations de l’humeur peuvent donner l’impression d’une personnalité particulièrement changeante, alors qu’elles correspondent à un fonctionnement émotionnel durablement fluctuant.
Origine et facteurs favorisants de la cyclothymie
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, la cyclothymie résulte probablement de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Une vulnérabilité individuelle aux variations de l’humeur peut notamment être influencée par des facteurs génétiques et neurobiologiques.
Certains facteurs environnementaux peuvent également favoriser l’expression ou l’aggravation des fluctuations de l’humeur, notamment le stress chronique, les événements de vie importants, les perturbations du sommeil ou des rythmes de vie irréguliers. La consommation de certaines substances peut également influencer l’équilibre de l’humeur.
Les variations répétées de l’humeur peuvent avoir des conséquences sur les relations, les décisions, la vie professionnelle ou les projets personnels. Un accompagnement psychologique prenant en compte les fluctuations émotionnelles, les habitudes de vie, les facteurs déclenchants et le fonctionnement global de la personne permet de mieux comprendre ces variations et d’identifier les ressources favorisant une meilleure stabilité au quotidien.
D comme Décompensation, Délire, Déni, Dépendance affective, Dépersonnalisation, Dépression, Déréalisation, Deuil, Déviance, Dissociation, Dysmorphophobie, Dysrégulation émotionnelle
- DÉCOMPENSATION
La décompensation désigne une situation dans laquelle les ressources psychologiques habituelles d’une personne ne suffisent plus à lui permettre de faire face à une situation, à un stress ou à des difficultés qui dépassent momentanément ses capacités d’adaptation. Elle peut se traduire par l’apparition ou l’aggravation de symptômes psychologiques, émotionnels ou comportementaux. La décompensation peut être brutale ou progressive et ne correspond pas nécessairement à l’apparition d’un nouveau trouble.
Origine et facteurs favorisants de la décompensation
Selon les connaissances actuelles en psychologie, une décompensation peut survenir lorsque plusieurs facteurs de vulnérabilité et de stress se rencontrent. Un événement de vie important, une rupture, un deuil, un conflit, une surcharge professionnelle, des difficultés familiales ou une accumulation de stress peuvent fragiliser un équilibre psychologique jusque-là relativement stable.
Certains mécanismes peuvent également contribuer à son apparition ou à son maintien, notamment l’épuisement des ressources personnelles, l’accumulation d’émotions difficiles, l’isolement, les difficultés à demander de l’aide ou l’utilisation prolongée de stratégies d’adaptation devenues insuffisantes. Une personne peut ainsi avoir réussi à faire face pendant une longue période avant de se retrouver progressivement dépassée par la situation.
La décompensation peut se manifester par une anxiété importante, un état dépressif, des troubles du sommeil, une irritabilité inhabituelle, un retrait social, des difficultés de concentration ou une perte de repères dans la vie quotidienne. Un accompagnement psychologique prenant en compte l’histoire de la personne, les événements récents et les ressources dont elle dispose permet de mieux comprendre ce qui a fragilisé son équilibre et de favoriser progressivement sa stabilisation.
- DÉLIRE
Le délire désigne une perturbation du jugement de la réalité caractérisée par la présence de convictions fausses, fermement maintenues, qui ne sont pas partagées par le groupe culturel ou social de référence et qui persistent malgré des éléments venant les contredire. Les idées délirantes peuvent prendre différentes formes, notamment des idées de persécution, de référence, de grandeur, de jalousie ou encore des convictions concernant des événements ou des phénomènes inhabituels. Le délire constitue un symptôme clinique qui peut être observé dans différents troubles psychiques et ne constitue pas, à lui seul, un diagnostic.
Origine et facteurs favorisants du délire
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, les symptômes délirants résultent probablement de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Ils peuvent notamment être associés à certains troubles psychotiques, à des troubles de l’humeur sévères, à la consommation ou au sevrage de certaines substances, ou encore à certaines affections médicales ou neurologiques.
Des périodes de stress important, de privation de sommeil, d’isolement ou de désorganisation du fonctionnement quotidien peuvent également favoriser l’apparition ou l’aggravation de symptômes chez une personne vulnérable. Certaines interprétations inhabituelles d’expériences vécues ou de perceptions peuvent progressivement prendre une place importante et être vécues avec une forte conviction.
Les idées délirantes peuvent avoir des conséquences importantes sur les comportements, les relations et la vie quotidienne, notamment lorsqu’elles entraînent de la méfiance, un retrait social ou des comportements destinés à se protéger d’un danger perçu comme réel. Un accompagnement psychologique, en complément d’une évaluation médicale ou psychiatrique lorsque cela est nécessaire, peut permettre de soutenir la personne, de préserver le lien relationnel et de mieux comprendre les difficultés rencontrées.
- DÉNI
Le déni désigne un mécanisme psychologique par lequel une personne refuse, minimise ou ne reconnaît pas pleinement une réalité pourtant présente ou difficile à accepter. Il peut concerner un événement, une émotion, une difficulté personnelle ou les conséquences d’un comportement. Le déni peut être temporaire et constituer une manière de se protéger face à une réalité vécue comme trop douloureuse ou menaçante. Lorsqu’il devient durable, il peut cependant empêcher la personne de prendre conscience d’une difficulté et de mettre en place les changements nécessaires.
Origine et facteurs favorisants du déni
Le déni peut apparaître lorsqu’une personne est confrontée à une situation qui entre en contradiction avec ses représentations, ses besoins ou l’image qu’elle a d’elle-même. Il peut notamment être observé face à un événement traumatique, une perte, une maladie, une difficulté relationnelle ou une situation susceptible de provoquer une forte culpabilité, une honte ou une anxiété importante.
Certains mécanismes psychologiques peuvent contribuer à son maintien, notamment la peur des conséquences d’une prise de conscience, le besoin de préserver un équilibre émotionnel ou la difficulté à accepter une réalité qui remet en question certaines croyances ou habitudes. Le déni peut ainsi permettre temporairement de réduire la souffrance psychologique, tout en retardant parfois la prise en compte de la situation.
Lorsque la personne devient progressivement en mesure de reconnaître ce qui se passe sans se sentir submergée, cette prise de conscience peut favoriser une évolution de la situation. Un accompagnement psychologique prenant en compte le rythme de la personne, ses émotions et les difficultés associées permet de mieux comprendre la fonction du déni et de favoriser progressivement une prise de conscience adaptée.
- DÉPENDANCE AFFECTIVE
La dépendance affective désigne un fonctionnement relationnel dans lequel une personne ressent un besoin particulièrement important d’être rassurée, aimée ou reconnue par l’autre pour se sentir en sécurité ou avoir une perception positive d’elle-même. Elle peut s’accompagner d’une peur importante de perdre la relation, d’une difficulté à être seule ou d’une tendance à faire passer les besoins de l’autre avant les siens. La dépendance affective n’est pas un diagnostic en soi, mais peut être associée à différents fonctionnements relationnels et difficultés psychologiques.
Origine et facteurs favorisants de la dépendance affective
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la dépendance affective peut être influencée par les expériences relationnelles précoces, notamment la manière dont les besoins de sécurité, d’affection et de réassurance ont été accueillis. Des expériences d’abandon, de rejet, d’instabilité relationnelle ou de manque de reconnaissance peuvent contribuer à fragiliser le sentiment de sécurité affective.
Certains mécanismes psychologiques peuvent également favoriser son apparition ou son maintien, notamment une faible estime de soi, une peur importante de l’abandon, une difficulté à être seul, un besoin constant de réassurance ou la tendance à rechercher dans la relation une confirmation de sa propre valeur. La personne peut alors avoir du mal à poser ses besoins, à exprimer un désaccord ou à mettre fin à une relation qui ne lui convient plus.
La peur de perdre l’autre peut également conduire à des comportements de contrôle, de surveillance, de renoncement à soi ou à une recherche répétée de preuves d’amour. Ces comportements peuvent temporairement apaiser l’insécurité, tout en renforçant à long terme la dépendance à la relation.
Un accompagnement psychologique prenant en compte l’histoire relationnelle, les expériences d’attachement, les besoins affectifs et les croyances sur soi et sur les autres permet de mieux comprendre les mécanismes de la dépendance affective et de favoriser progressivement davantage de sécurité intérieure et d’autonomie relationnelle.
- DÉPERSONNALISATION
La dépersonnalisation correspond à une expérience de détachement ou d’étrangeté vis-à-vis de soi-même. La personne peut avoir l’impression d’être extérieure à elle-même, d’observer ses pensées, ses émotions ou ses gestes comme si elle était un spectateur, ou encore de ne plus se sentir pleinement connectée à son propre corps. Malgré cette impression inhabituelle, la personne conserve généralement la conscience que cette expérience est une sensation subjective et non une transformation réelle de son identité ou de son corps.
Origine et facteurs favorisants de la dépersonnalisation
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la dépersonnalisation peut apparaître dans différents contextes, notamment lors de périodes de stress intense, d’anxiété importante, de fatigue, d’expériences traumatiques ou de surcharge émotionnelle. Elle peut également être associée à certains troubles anxieux, dépressifs ou dissociatifs, ainsi qu’à la consommation de certaines substances.
Certains mécanismes psychologiques peuvent contribuer à son apparition ou à son maintien. Face à une émotion particulièrement intense ou à une situation vécue comme menaçante, le fonctionnement psychique peut mettre en place une forme de mise à distance de l’expérience émotionnelle. Cette sensation de détachement peut alors devenir particulièrement préoccupante lorsque la personne ne la comprend pas et commence à craindre de « devenir folle » ou de perdre le contrôle.
La peur de ressentir à nouveau cette sensation peut elle-même augmenter l’anxiété et renforcer les phénomènes de détachement. Un accompagnement psychologique prenant en compte les circonstances d’apparition, les sensations ressenties, le niveau d’anxiété et les expériences vécues permet de mieux comprendre ce phénomène et de favoriser progressivement un sentiment de sécurité et de reconnexion à soi.
- DÉPRESSION
La dépression, ou trouble dépressif, correspond à un ensemble de symptômes qui affectent durablement l’humeur, les pensées, les émotions et le fonctionnement quotidien. Elle se caractérise notamment par une tristesse persistante ou une diminution importante de l’intérêt et du plaisir, auxquelles peuvent s’associer une fatigue marquée, des troubles du sommeil ou de l’appétit, des difficultés de concentration, une dévalorisation, un sentiment de culpabilité ou des pensées négatives concernant soi-même, le monde ou l’avenir. Dans le DSM-5-TR, plusieurs troubles dépressifs sont distingués selon la nature, la durée et l’intensité des symptômes.
Origine et facteurs favorisants de la dépression
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, la dépression résulte de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques, sociaux et environnementaux. Une vulnérabilité individuelle peut être influencée par des facteurs génétiques et neurobiologiques, tandis que certaines expériences de vie peuvent favoriser l’apparition d’un épisode dépressif.
Des événements tels qu’un deuil, une rupture, des difficultés professionnelles ou familiales, un isolement social ou une accumulation de stress peuvent notamment contribuer à son apparition. Certains mécanismes psychologiques peuvent également participer à son maintien, comme les pensées négatives répétées, la dévalorisation, le retrait social ou l’évitement des activités.
La diminution progressive des activités et des expériences positives peut entretenir un cercle dans lequel le manque d’énergie conduit au retrait, qui réduit à son tour les occasions d’éprouver du plaisir, de l’efficacité ou du lien avec les autres.
Un accompagnement psychologique prenant en compte les symptômes, l’histoire de la personne, son environnement et les mécanismes qui entretiennent la dépression permet de favoriser progressivement la reprise d’activités, le travail sur les pensées négatives et la mobilisation des ressources personnelles.
- DÉRÉALISATION
La déréalisation correspond à une expérience de détachement ou d’étrangeté vis-à-vis de l’environnement. La personne peut avoir l’impression que le monde qui l’entoure est irréel, lointain, étrange, artificiel ou « comme dans un rêve ». Les personnes et les lieux familiers peuvent alors sembler inhabituels ou manquer de leur caractère habituel. Comme dans la dépersonnalisation, la personne conserve généralement la conscience que cette sensation correspond à une expérience subjective et que la réalité extérieure n’a pas réellement changé.
Origine et facteurs favorisants de la déréalisation
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la déréalisation peut apparaître dans différents contextes, notamment lors de périodes d’anxiété importante, de stress intense, de fatigue, de surcharge émotionnelle ou après certaines expériences traumatiques. Elle peut également être associée à différents troubles anxieux, dépressifs ou dissociatifs, ainsi qu’à la consommation de certaines substances.
Certains mécanismes psychologiques peuvent contribuer à son apparition ou à son maintien. Face à une activation émotionnelle importante, le fonctionnement psychique peut entraîner une forme de mise à distance de l’expérience vécue. La personne peut alors ressentir son environnement comme étrange ou déconnecté, sans pour autant perdre la capacité de reconnaître que cette perception inhabituelle provient de son propre fonctionnement psychique.
La peur de cette sensation peut cependant augmenter l’anxiété et favoriser une surveillance excessive de ses perceptions, ce qui peut renforcer le phénomène. Un accompagnement psychologique prenant en compte les circonstances d’apparition, les sensations ressenties, le niveau d’anxiété et les expériences vécues permet de mieux comprendre ce phénomène et de favoriser progressivement un sentiment de sécurité et de reconnexion à l’environnement.
- DEUIL
Le deuil correspond à l’ensemble des réactions psychologiques, émotionnelles, cognitives, physiques et sociales qui peuvent survenir après la perte d’une personne, d’une relation, d’un projet ou d’une situation importante. Il s’agit d’une expérience humaine naturelle, dont les manifestations et la durée varient considérablement d’une personne à l’autre. Le deuil peut notamment s’accompagner de tristesse, de manque, de colère, de culpabilité, de fatigue, de difficultés de concentration ou d’un besoin de se retirer temporairement de certaines activités.
Le processus de deuil correspond à une adaptation progressive à une réalité nouvelle dans laquelle la personne ou la situation perdue n’est plus présente de la même manière. Il ne suit pas nécessairement des étapes fixes et peut évoluer de façon différente selon les personnes, avec des périodes d’apaisement et des moments où les émotions liées à la perte réapparaissent.
La manière de vivre un deuil peut être influencée par la nature et les circonstances de la perte, la qualité du lien avec la personne disparue, le caractère soudain ou prévisible de l’événement, les expériences antérieures de perte, les ressources personnelles et le soutien de l’entourage. Une perte particulièrement brutale, traumatique ou associée à des circonstances difficiles peut rendre le processus d’adaptation plus complexe.
Certaines réactions peuvent également compliquer le processus de deuil, notamment une culpabilité importante, une difficulté à accepter la réalité de la perte, un isolement prolongé ou une impossibilité à retrouver progressivement des repères dans la vie quotidienne. Dans le DSM-5-TR, le trouble du deuil prolongé est reconnu comme un trouble spécifique lorsque les symptômes persistent au-delà de la période attendue dans le contexte culturel de la personne et entraînent une souffrance ou une altération significative du fonctionnement.
Un accompagnement psychologique peut permettre d’offrir un espace pour exprimer les émotions liées à la perte, comprendre les réactions vécues, retrouver progressivement des repères et intégrer cette nouvelle réalité tout en conservant une place au lien avec ce qui a été perdu.
- DÉVIANCE
La déviance désigne, en psychologie et en sciences sociales, des comportements, attitudes ou pratiques qui s’écartent des normes, des règles ou des attentes considérées comme habituelles dans une société ou un groupe donné. La notion de déviance est fortement dépendante du contexte culturel, social et historique : un comportement considéré comme déviant dans un environnement peut être accepté ou valorisé dans un autre. La déviance ne constitue donc pas, à elle seule, un trouble psychologique ou un diagnostic.
Origine et facteurs favorisants de la déviance
Les comportements considérés comme déviants peuvent avoir des origines multiples et résulter de l’interaction de facteurs individuels, psychologiques, familiaux, sociaux et environnementaux. Ils peuvent notamment être influencés par l’environnement dans lequel une personne évolue, les normes auxquelles elle est confrontée, son histoire personnelle, ses relations sociales ou certaines expériences de marginalisation ou de rejet.
Certains comportements peuvent également apparaître comme une manière de répondre à un sentiment d’exclusion, de s’opposer à certaines règles, de rechercher une reconnaissance sociale ou de s’adapter à un environnement particulier. Chez certains individus, des difficultés émotionnelles, relationnelles ou comportementales peuvent également contribuer à des conduites qui s’éloignent des normes sociales.
Il est important de distinguer déviance sociale et trouble psychologique : un comportement inhabituel ou transgressif ne signifie pas nécessairement qu’une personne souffre d’un trouble. C’est notamment l’impact sur son fonctionnement, sa souffrance éventuelle et le contexte dans lequel le comportement apparaît qui doivent être pris en compte.
Un accompagnement psychologique peut permettre, lorsque la personne rencontre une difficulté liée à certains comportements ou à son rapport aux normes sociales, de mieux comprendre leur fonction, leur origine et leurs conséquences, sans réduire la personne à ses comportements.
- DISSOCIATION
La dissociation désigne une perturbation dans l’intégration habituelle de certaines fonctions psychologiques, telles que la conscience, la mémoire, l’identité, les émotions, les perceptions ou la relation à l’environnement. Elle peut se manifester par des expériences de déconnexion de soi ou du monde extérieur, des périodes d’oubli, une impression d’agir de manière automatique ou un sentiment d’étrangeté par rapport à ses propres émotions ou souvenirs. Les phénomènes dissociatifs peuvent être ponctuels et relativement légers, mais peuvent également devenir plus importants lorsqu’ils sont fréquents ou associés à certaines difficultés psychologiques.
Origine et facteurs favorisants de la dissociation
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, les phénomènes dissociatifs peuvent notamment apparaître en réponse à un stress intense, à des expériences traumatiques ou à des situations vécues comme dépassant les capacités habituelles d’adaptation de la personne. Ils peuvent constituer une forme de mise à distance de certaines expériences émotionnelles particulièrement difficiles à intégrer.
Certains mécanismes peuvent contribuer à leur maintien, notamment l’exposition répétée à des situations stressantes, l’hypervigilance, l’évitement de certaines émotions ou souvenirs, ainsi que la peur des sensations dissociatives elles-mêmes. Dans certains cas, les expériences dissociatives peuvent également être associées à des troubles anxieux, dépressifs, traumatiques ou dissociatifs.
La dissociation peut alors avoir des conséquences sur la mémoire, les relations, la concentration ou le sentiment de continuité personnelle. Un accompagnement psychologique prenant en compte l’histoire de la personne, les circonstances d’apparition des phénomènes dissociatifs et son niveau de sécurité permet de mieux comprendre leur fonction et de favoriser progressivement une meilleure intégration des expériences vécues.
- DYSMORPHOPHOBIE
La dysmorphophobie, appelée trouble dysmorphique corporel dans le DSM-5-TR, correspond à une préoccupation importante et persistante concernant un ou plusieurs défauts ou imperfections de l’apparence physique qui sont peu visibles ou qui ne sont pas perceptibles par l’entourage. Cette préoccupation peut devenir envahissante et entraîner des comportements répétitifs tels que se regarder fréquemment dans un miroir, chercher à se rassurer, comparer son apparence à celle des autres ou tenter de dissimuler ce qui est perçu comme un défaut. Elle peut avoir des répercussions importantes sur la vie sociale, professionnelle ou personnelle.
Origine et facteurs favorisants de la dysmorphphobie
Selon les connaissances actuelles en psychopathologie, le trouble dysmorphique corporel résulte probablement de l’interaction de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Certaines vulnérabilités individuelles peuvent être associées à une sensibilité importante à l’apparence physique, au jugement d’autrui ou à la comparaison sociale.
Des expériences de moquerie, de rejet, de critique ou de dévalorisation peuvent également contribuer à l’apparition de préoccupations excessives concernant l’apparence. L’environnement social et culturel, notamment l’importance accordée à l’image corporelle et aux standards de beauté, peut également renforcer ces préoccupations.
Certains mécanismes psychologiques peuvent contribuer au maintien du trouble, notamment l’attention excessive portée à certains détails physiques, les comparaisons répétées, la recherche de réassurance, les vérifications dans le miroir ou, au contraire, l’évitement des miroirs, des photos ou des situations sociales. Ces comportements peuvent soulager momentanément l’anxiété tout en renforçant à long terme la préoccupation.
Un accompagnement psychologique prenant en compte les préoccupations liées à l’apparence, les pensées associées et les comportements de vérification ou d’évitement permet de mieux comprendre les mécanismes qui entretiennent le trouble et de favoriser progressivement une relation plus apaisée avec son image corporelle.
- DYSRÉGULATION ÉMOTIONNELLE
La dysrégulation émotionnelle désigne une difficulté à identifier, comprendre, moduler ou exprimer ses émotions de manière adaptée aux situations vécues. Elle peut se traduire par des émotions particulièrement intenses, des changements d’humeur rapides, une difficulté à revenir à un état émotionnel plus stable ou des réactions qui semblent disproportionnées par rapport à l’événement déclencheur. La dysrégulation émotionnelle n’est pas un diagnostic en soi, mais peut être présente dans différents troubles psychologiques.
Origine et facteurs favorisants de la dysrégulation émotionnelle
Selon les connaissances actuelles en psychologie, la régulation émotionnelle se construit progressivement à partir des caractéristiques individuelles, des expériences relationnelles et de l’environnement dans lequel la personne évolue. Certaines vulnérabilités biologiques peuvent notamment favoriser une plus grande sensibilité émotionnelle.
Les expériences vécues durant l’enfance peuvent également jouer un rôle, notamment lorsque les émotions ont été peu reconnues, invalidées ou difficiles à exprimer. Des expériences traumatiques, un stress chronique, des relations instables ou des périodes prolongées d’insécurité peuvent également fragiliser les capacités de régulation émotionnelle.
Certains mécanismes psychologiques peuvent contribuer au maintien des difficultés, notamment l’évitement des émotions, la tendance à agir immédiatement sous leur influence, la difficulté à identifier ses besoins ou encore l’accumulation d’émotions non exprimées. Des stratégies comme l’isolement, l’impulsivité ou certaines conduites de compensation peuvent alors apporter un soulagement temporaire tout en entretenant les difficultés à plus long terme.
Un accompagnement psychologique prenant en compte les déclencheurs émotionnels, les pensées, les sensations corporelles et les comportements associés permet de mieux comprendre le fonctionnement émotionnel de la personne et de développer progressivement des capacités de régulation plus adaptées.